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Ecrire une lettre d'amour | 27 octobre 2006


Après un itinéraire des plus insouciants sur la toile, je trouve enfin "le site",
                                                                  celui sur - Les lettres d'amour -




Et ça commence fort ...

Trop timide pour laisser votre plume exprimer sans retenue vos sentiments les plus profonds envers l'être désiré ou aimé ? Voici quelques exemples de lettres d'amour qui vous permettront de briller sans trop de difficultés et sans avoir à vous creuser les méninges !

Alors je clique vite, ma main toute tremblante, sur le lien, pour enfin connaître ces doux mots, vous savez bien, ces mots bleus qui parlent au coeur ... et la page blanche s'affiche ...



The system cannot find the path specified.



Bon, ça arrive. Mais tout de même c'est un comble, non ? Where is the path ? my path ?
J'ai aussitôt activé le générateur de mots d'amour présent sur le site, ma bouée de secours, oui, oui, oui. Mais alors là, mon preux chevalier ne peut que s'enfuir :






Prince Chéri, du royaume de mon coeur,
Ton tendre sourire éperdu,
Donne à mon oeil livide une certaine lueur.
Viens, je t'en prie, sauve-moi.



Alors je replonge dans mes grands classiques !



" Un baiser, mais à tout prendre, qu'est-ce ?
Un serment fait d'un peu plus près, une promesse
Plus précise, un aveu qui veut se confirmer,
Un point rose qu'on met sur l'i du verbe aimer ;
C'est un secret qui prend la bouche pour oreille,
Un instant d'infini qui fait un bruit d'abeille,
Une communion ayant un goût de fleur,
Une façon d'un peu se respirer le coeur,
Et d'un peu se goûter, au bord des lèvres, l'âme"

Extraits de " Cyrano de Bergerac " Edmond Rostand



Mais bon, un peu vieillot non ... Alors j'en appelle à mon brave Totor

Samedi. -- trois heures du matin.

Je rentre. J'ai ta lettre. Cette douce lettre, je l'avais lue aujourd'hui dans tes yeux. Que tu étais belle tantôt aux Tuileries sous ce ciel de printemps, sous ces arbres verts, avec ces lilas en fleurs au-dessus de ta tête. Toute cette nature semblait faire une fête autour de toi. Vois-tu, mon ange, les arbres et les fleurs te connaissent et te saluent. Tu es reine dans ce monde charmant des choses qui embaument et qui s'épanouissent comme tu es reine dans mon coeur.

Oui, j'avais lu dans tes yeux ravissants cette lettre exquise, délicate et tendre que je relis ce soir avec tant de bonheur, ce que ta plume écrit si bien, ton regard adorable le dit avec un charme qui m'enivre. Comme j'étais fier en te voyant si belle ! Comme j'étais heureux en te voyant si tendre !

Voici une fleur que j'ai cueillie pour toi. Elle t'arrivera fanée, mais parfumée encore; doux emblème de l'amour dans la vieillesse. Garde-la ; tu me la montreras dans trente ans.

Dans trente ans tu seras belle encore, dans trente ans je serai encore amoureux. Nous nous aimerons, n'est-ce pas, mon ange, comme aujourd'hui, et nous remercierons Dieu à genoux.

Hélas ! Toute la journée de demain dimanche sans te voir ! Tu ne me seras rendue que lundi. Que vais-je faire d'ici là ? Penser à toi, t'aimer, t'envoyer mon coeur et mon âme. Oh ! de ton côté sois à moi ! à lundi ! à toujours !

Victor Hugo, lettre à Léonie Biard

Mais moi, j'aime par dessus tout la poésie d'amour de Paul Eluard.







"L'Amoureuse"

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouvert
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.



Alors vite, à ses poèmes ... s'en inspirer, insuffler cette âme légère et pénétrante.

Ou bien, pour faire votre lettre d'amour, prenez votre plume, votre word, et parlez de lui, d'elle, dites-lui avec des mots simples, ces mots de tous les jours ... ces mots du fond de votre coeur, si simples, qu'ils parleront directement à son coeur.

Et vous, vos lettres ... ?

Véro

Publié par VEROLJV à 22:50:40 dans Elle & Lui | Commentaires (0) |

Désir, désir | 24 octobre 2006

Désir, désir !



On en vient à aimer son désir et non plus l'objet de son désir.     
                                                    
                           Friedrich Nietzsche
 
Mais qu'est-ce donc que ce désir ??? Ouhps ... je me plonge dans mon bon vieux dico : Action de désirer. Bon, pas très explicite... et allons voir à désirer :  Désirer  1-  Souhaiter la possession ou la réalisation de ; Eprouver le désir de. 2- Eprouver un désir physique à l'égard de quelqu'un. 
 
Loin de moi l'idée de susciter la moindre étincelle chez nos bons vieux académiciens, mais tout de même c'est bien léger comme définition.
 
Certes, le modèle freudien complexifie à merveille cette tentative de définition. Le désir apparaît avec le nourrisson : il a faim, c'est le besoin de manger. Mais dans un état de détresse, il n'est pas capable de survenir à son besoin. Alors sa mère vient lui offrir le sein et l'enfant vit sa première expérience de satisfaction, qui concerne donc d'abord un besoin vital, biologique. Suite à cette expérience de satisfaction, la pulsion viendra rechercher une telle expérience : ainsi naîtra le désir. D'abord pulsion d'autoconservation, qui poussera activement à l'obtention d'une telle satisfaction. Par la suite, l'enfant verra les pulsions sexuelles émerger, s'étayant sur cette satisfaction.
 
En ce qui concerne le modèle lacanien, il y a reprise du modèle de l'expérience de satisfaction mais avec une différentiation du besoin, du désir et de la demande : il apporte une vision différente du désir, comme désir de l'autre et accorde l'importance qui lui est due à la demande. En tant que tendance ou appétit, le désir est distingué du besoin qui désigne surtout l'élément affectif de cet état.

Comme c'est bien savant tout ça !!! Et le désir n'est-il pas simplement cette chaleur indescriptible, fantastique et insupportable à la fois, cette vague de fond qui t'emporte à chaque fois que tu croises son regard, que tu le frôles, qu'il te parle. C'est comme une bouffée d'oxygène, une voluptueuse envolée d'embruns ... dès que son prénom s'affiche sur ton portable. Et là,  ta respiration  qui s'accélère et le cœur qui bat la chamade !


Voilà bien là les manifestations de la chose !
 
Oui, tu craques pour un regard appuyé, des lèvres bien formées, un souffle au cou, une voix ou une parole murmurée, un geste, une odeur, une main qui te frôle : une attitude équivoque conjuguée sans doute à un état de manque affectif (si si). Car selon nos psychologues, le désir serait lié à la reconnaissance de gestes, d'attitude, de traits, déjà connus avant, parfois dès l'enfance (Freud aurait raison !). Que ce soit une odeur, un moment fort, chaque élément ancré en toi peut te ramener à d'anciennes émotions qui renaissent sous cette forme de désir.
 
Le plus souvent, c'est la proximité des corps qui va tout perturber, tout chambouler, et  chaque parcelle de peau peut alors sensible à tout contact... et le moindre toucher aussi fugace qu'il soit peut affoler ton le cœur.
 
Allez, je vais vous laisser cogiter sur cette haute pensée d'Epictète : 


                   Ce n'est pas par la satisfaction du désir que s'obtient la liberté, mais par la destruction du désir.

Publié par VEROLJV à 18:38:18 dans Elle & Lui | Commentaires (0) |

De l'Estime de soi | 23 octobre 2006

 

Yeah !

 

Une nouvelle semaine qui commence ... j'en conviens, elle est bien automnale. Raison de plus pour avoir dans le cœur, une overdose de soleil. Et pour bien commencer, j'ai envie de parler de l'Estime de soi.

 

C'est avant tout une auto-évaluation qui mesure si nous vivons en concordance avec nos valeurs. C'est donc l'expression de la fierté que nous avons d'être nous-même et qui repose sur l'évaluation continue de nos actions. A chaque fois que nous réalisons quelque chose d'important, nous répondons en notre for intérieur, et le plus souvent de manière inconsciente, à la question : est-ce que ce que je fais est valable à mes yeux ??? Par une réponse affirmative, je me valorise, je me renforce. Par une réponse négative, je me dévalorise ; alors il est possible de se voiler la face, de se cacher, de fuir ... et je me déprécie moi-même.

 

Miroir miroir dis-moi que je suis la plus belle ... mais miroir miroir, là réponse ... je la connais. Il faut d'abord dans la vie : s'aimer.

 

L'estime de soi n'est pas une valeur constante, elle varie au fil des saisons de notre vie. Sa fluctuation, de la haute estime de soi à une basse estime de soi, est à combattre. Positiver, S'ESTIMER, être fière de soi. Se le dire, se le répéter s'il le faut. Mais s'aimer !

 

Et une bonne estime de soi, tout comme un cercle vertueux, renforce notre «potentiel d'être humain », renforce la confiance en soi. Ce qui permet de mettre nos aspirations en avant. A contrario, une estime de soi faible, et c'est la renonciation à repousser ses limites.

 

Or il faut savoir que nous sommes attirés par la présence des êtres dont l'estime de soi est comparable à la nôtre. Et plus cette estime est élevée, plus la relation devient source de stimulation pour "aller plus loin". S'estimer, c'est alors aussi se respecter, et par delà-même, respecter l'autre. Et il en va ainsi de la vie, nous recherchons la compagnie de l'homme, de la femme, pour qui nous avons de la considération et qui lui-même ou elle-même est capable de reconnaître notre valeur.

 

Oui, c'est ainsi que l'estime de soi influence et conditionne aussi la relation amoureuse.

 

Véro

Publié par VEROLJV à 14:08:18 dans Elle & Lui | Commentaires (0) |

Billet doux | 22 octobre 2006


De la sérénade de jadis du troubadour au pied de sa bien-aimée, à la lettre missive par un D'Artagnan sur sa fougueuse monture, du pigeon voyageur à monsieur le facteur, la lettre prenait son temps par des chemins détournés, au propre comme au figuré. Le téléphone, le minitel, le mail, le tchat, le site de rencontre et maintenant le speed dating s'accompagnent désormais d'une efficacité redoutable, dans la recherche de l'autre. Comment trouver l'amour ?

Véro

Vere novo

Comme le matin rit sur les roses en pleurs !
Oh ! les charmants petits amoureux qu'ont les fleurs !
Ce n'est dans les jasmins, ce n'est dans les pervenches
Qu'un éblouissement de folles ailes blanches
Qui vont, viennent, s'en vont, reviennent, se fermant,
Se rouvrant, dans un vaste et doux frémissement.
O printemps! quand on songe à toutes les missives
Qui des amants rêveurs vont aux belles pensives,
A ces cœurs confiés au papier, à ce tas
De lettres que le feutre écrit au taffetas,
Au message d'amour, d'ivresse et de délire
Qu'on reçoit en avril et qu'en mai l'on déchire,
On croit voir s'envoler, au gré du vent joyeux,
Dans les prés, dans les bois, sur les eaux, dans les cieux,
Et rôder en tous lieux, cherchant partout une âme,
Et courir à la fleur en sortant de la femme,
Les petits morceaux blancs, chassés en tourbillons
De tous les billets doux, devenus papillons.

V. Hugo

Publié par VEROLJV à 10:29:46 dans Elle & Lui | Commentaires (0) |

Le mariage breton | 21 octobre 2006


J'ai très peu de souvenir de mon arrière-grand-mère maternelle. Juste quelques images gardées lors de mon enfance, celle d'une très vielle dame à la recherche de la pénombre, là sur une chaise, tantôt dans un coin de la pièce centrale, là où la cheminait crépitait parfois si fort que j'en sursautais ; tantôt à l'ombre d'un vieux pommier, où seuls quelques rayons de soleils furtifs venaient lui carresser une peau toute ratatinée. Et puis un jour, elle s'est éteinte. Ce n'est que bien plus tard, que j'ai mis la main sur une collection de vielles photos, ces images sépia, conservées à l'abri de la lumière dans une vielle boite à sucres, à l'abri des regards, comme pour ne pas raviver les souvenirs enfouis. Et là, j'ai retrouvé son regard, mais jamais, non jamais je n'avais imaginé sa jeunesse. Comme cette photo le jour de leur mariage.

Grand-père m'a raconté ce mariage, selon ce qu'il en a su. Nous sommes là le 12 février 1911, à quelques lieues au nord de Vannes, la ville. A l'époque, le mariage prenait environ une semaine, avec une ou deux journées de préparatifs, on tuait la bête, le plus souvent un bœuf, ou deux, pour les faire longuement rôtir. Un champ aménagé de tables de fortune, du feu, une grange, de la paille et du foin ... Et puis dans le village, partie prenante de la fête, il y avait toujours une famille, qui de père en fils, cultivait l'esprit bombarde ou biniou.

Faut dire que tous parlaient breton. Cette langue est d'ici, car ces mots sont d'ici et décrivent des choses d'ici. Un mot breton désigne une technique, une pratique agricole, un savoir-faire, qui ne connaîtra pas sa traduction en français. C'est aussi un savoir-être, avec sa sonorité si franche, vous l'imaginez bien mon arrière-grand-père, avec toute sa fierté de breton, malgré la dureté de la vie.

Et déjà dès le deuxième jour, les convives arrivent peu à peu, du fin fond de notre campagne, à plusieurs dizaines de kilomètres, prenant grand soin de se parer une fois arrivés seulement, de leurs beaux costumes. Deux jours, je vous dis, deux jours de fête, après le passage à l'église. Toute la famille, réunie là, pour la grande fête. Les cousins, les oncles, les tantes, les voisins et leurs voisins, tous étaient là ... malgré la froidure hivernale, ou grâce à elle, car en cette période de repos végétatif, l'absence de travaux agricoles permettait à toute cette ruralité d'être présente, de faire une pause. Le mariage avait ce rôle social, très fort. Lien entre les générations, liens entre les villages, liens entre la jeunesse pour aussi de nouvelles rencontres, un nouveau mariage l'année suivante. Et ainsi allait la vie. L'impact religieux était je dirais le conditionnement même de ces unions, mais le mariage en lui-même, ces retrouvailles prenaient vite un esprit païen !

Des heures je vous parlerais de ces traditions, je vous le dis. Quand je prépare « mes mariages bretons », j'ai toujours en moi l'envie forte de faire partager, cette ferveur bretonne.

Chouette la photo, non ? Ecoutez-la parler !

Véro

Publié par VEROLJV à 14:29:11 dans Organisation de mariage | Commentaires (1) |

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