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Histoire du mariage : le mariage antique | 09 novembre 2006


Dans l'antiquité, le mariage était déjà précédé de fiançailles, mais sans réelles obligations. Et lors du mariage, la mariée recevait la famille du marié avec, chose marquante, des sacrifices qui étaient offerts sur l'autel familial. Autour d'eux, dix témoins apposaient leur sceaux, sur du papier officiel.

Un prête, appelé « augure », vérifiait soigneusement les intestins de l'animal sacrifié et, sans signes favorables cela signifiait que les dieux n'approuvaient pas le mariage. Le cas contraire, c'était de bon augure ... les mariés s'engageaient devant le prête qui présidait le rite. Celui-ci prononçait la formule : "Ubi tu Gaius, ego Gaia - ", ce qui, vous l'aurez compris, signifie : "Où tu seras toi l'homme, je serai moi la femme."

Puis c'était la fête, avec une procession qui suivait 5 joueurs de flûtes, tout en entonnant des chants. En signe de fertilité, les enfants jetaient sur le cortège des noisettes. Le cortège se dirigeait vers la maison du marié. Une assistante de la mariée dite pronuba, accompagnait celle-ci jusqu'au lit, avant que l'intimité reprenne ses droits.

A vrai dire, la jeune femme n'avait pas plus de droits en tant que femme mariée qu'en tant que fille. Ainsi pour le choix de son époux, la future épouse n'avait aucun droit de regard et ce n'était pas l'amour qui dictait un mariage. La demande en mariage était une sorte de contrat entre un homme et le père de la jeune fille qu'il convoitait. Cet homme ne prenait d'ailleurs pas épouse pour le plaisir puisque le mariage était une obligation de citoyen, tout au moins dans l'antiquité grecque.

Dire « union entre un homme et une femme » ne voulait pas dire qu'il y avait égalité de droits entre les deux partis. La femme était dans le mariage à l'image de ce qu'elle était dans la société considérée. A quelques nuances près, partout, la femme ne tenait son autorité et son prestige dans la famille que sous le consentement de l'homme. Ces archaïsmes ont bien trop longtemps persisté.

« Jamais demeure n'a abrité de si belles amours, jamais amour n'a uni deux amants par de si beaux nœuds que ceux qui enchaînent aujourd'hui les cœurs de Thétis et de Pélée ».

Autre temps, autres mœurs, la société évolue ... heureusement !

Bon, vous permettez ... mariage antique mais pas en toc ! Je l'ai fait !

Véro

Publié par VEROLJV à 19:37:11 dans Histoire du mariage | Commentaires (0) |

Un amour de roses | 08 novembre 2006

 



J'adore les roses. D'ailleurs qui n'aime pas les roses, dites-moi... Son langage est celui de l'amour et nous le connaissons à peu près : 




Rose blanche, témoigne la pureté, le raffinement et l'élégance. Elle peut aussi susurrer : je vous aime en silence. rose rouge, témoigne l'amour passionné, ardent et intense, c'est la rose de la passion.
Roses blanches avec une rouge : sympathie
Roses blanches et rouges : feu du cœur et beauté ardente, unité et accord.
La rose rose nous parle d'amour véritable associé à la pureté, doux et tendre, tel un serment.
La rose jaune pour se faire pardonner une infidélité, passons vite, mais c'est aussi une fleur de questionnement sur la réciprocité.
La rose couleur lavande manifeste ... le coup de foudre !

Et ne pas oublier que les roses s'offrent en nombre impair !
Et si vous désirez :






- la remercier : offrez-lui 12 roses,
- être galant : offrez-lui 24 roses,
- lui avouer votre amour : offrez-lui... 36 roses (c'est ma fleuriste qui me l'a soufflé)
 



Mais une seule rouge suffit pour une déclaration amoureuse ! Bien mieux qu'un méga bouquet d'autres fleurs.



Le mot « rose » vient du grec "rodon" en hommage à l'île de Rhodes où poussent des jardins de roses. Et c'est dans l'île de Rhodes que Vénus s'était discrètement retirée pour vivre ses amours avec Apollon. Quant à la rose de Damas, c'est l'une des plus anciennes roses connues, présente sur les murs du palais de Cnossos, en Crète, construit 2 000 ans avant Jésus-Christ. Lorsque Cléopâtre reçoit Antoine à Alexandrie afin de le séduire, la rose est omniprésente dans les fastes qui visent à retenir son amant. Encore plus tard, dans l'empire Romain, les paysans étaient obligés de cultiver des roses au lieu de produire du blé, pour satisfaire le désir de leurs propriétaires : les empereurs remplissaient d'eau de rose leurs bassins, avant de se livrer à des orgies sur d'épais tapis de pétales.




 Au tout début, la rose avait cinq pétales, comme on peut encore la rencontrer toujours sur nos chemins, sous différentes espèces de rosiers sauvages comme l'églantine. La transformation de la rose en fleurs à pétales multiples est surtout due à la culture. Peu à peu, les horticulteurs commencent à hybrider les rosiers botaniques (nos rosiers sauvages) avec les quelques espèces parvenues de Chine et du Moyen-Orient. Ainsi, les roses dites "anciennes" sont issues du croisement de rosiers botaniques. Très parfumées, elles sont constituées de nombreux pétales s'imbriquant les uns dans les autres. 

Il faut dire que l'évolution de la culture de la rose constitue un chapitre majeur de l'horticulture et aujourd'hui, il existe plusieurs milliers d'espèces et de variétés de cette fleur. 


 Alors, au nom de la rose, n'hésitez pas, faites parler votre cœur ! 

 Véro



 Les roses de Saadi

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir.
 
Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées
Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées.
Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ;
 
La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée...
Respires-en sur moi l'odorant souvenir.
 





 Marcelline DESBORDES-VALMORE 

Publié par VEROLJV à 08:42:54 dans Elle & Lui | Commentaires (0) |

Une histoire du mariage : quelle origine ? | 03 novembre 2006


Je me suis toujours demandée qui donc a bien pu se marier en premier ?

Je me doute qu'au temps de l'homme des cavernes, ce n'était point la pratique. Quoique ... il semblerait, je dis bien il semblerait, que cet ancêtre bien velu pourrait être monogame, selon nos scientifiques (moins velus). Ainsi, en se basant sur des études sociologiques actuelles et l'évolution probable de l'homme, on peut considérer que nos ancêtres ont très tôt formé des couples stables. Sans doute que lorsque les mâles partaient à la chasse, ils devaient être surs de retrouver leur femelle au retour.

L'éducation des petits étant très lourde, un enfant humain reste longtemps dépendant de ses parents, les femmes devaient s'attacher un homme pour subvenir à leurs besoins et à leur protection et les hommes devaient acquérir un instinct paternel. La polygamie n'assure pas ce rôle essentiel.

Mais qui donc a inventé le mariage ? Quelles raisons politiques, sociales - religieuse ou économique en sont à l'origine ?

Ne serait-ce pas d'abord le désir d'élever les enfants nés de son union ?

Le mariage par son essence même est d'inspiration divine ; il connaît dans le temps, les territoires et selon les cultures, des pratiques et des lois bien différentes.

Sont pas mignons mes cromagnons ?

Allez, je m'en vais cogiter. Arghh !!!

A suivre ...

Véro

Publié par VEROLJV à 21:29:54 dans Histoire du mariage | Commentaires (0) |

D'amour et de fêtes ! | 01 novembre 2006

 
Organisatrice de mariages, je demeure à l'affût des données sur l'évolution des comportements.
 
Le mariage, une valeur en baisse ? C'est à discuter !
 
Le mariage a effectivement perdu la place prépondérante qu'il avait au milieu du vingtième siècle. Ainsi lors des années heureuses où le rock on roll commençait sa percée, entre 90 et 95% de la population de célibataires de moins de 50 ans se mariaient durant les années 50. Et les Catherinettes avaient du fil à retordre. A la fin des "sixties", le nombre de mariages a amorcé (amor amor) sérieusement sa baisse, pour atteindre la situation actuelle où seulement 60 à 70% des moins de 50 ans vont se marier. Après les Happy Days, c'est la révolution ou évolution d'après 1968 qui a pleinement favorisé l'union libre. Vous y ajoutez le choc pétrolier de 1974, l'évolution et la fragilisation de notre société moderne. Bref, la baisse du nombre de mariages oscille donc entre 25 et 35%, en une cinquantaine d'années. En France le nombre de mariages est en 1990 de 287 099 contre 275 963 mariages en 2003.
 

Une subtile évolution des comportements :

 
Le mariage est tributaire de changements comportementaux de notre société. Il est ainsi de plus en plus fréquent de vivre en ménage quelques années avant de décider de se marier. Ce choix du mariage arrive plus tardivement et en lien avec la décision d'avoir des enfants. On prend le temps de se préparer et de tester la capacité du couple à vivre ensemble et à faire face aux difficultés de l'existence. Après l'union libre, le PACS donne maintenant un autre cadre à la vie à deux. Ainsi en 1990, l'âge moyen de se marier pour un homme était de 27.6 ans et pour une femme 25.6 ans. Mais en 2003, nous sommes passés à 30.6 ans pour un homme et 28.5 ans pour une femme.
 

Une évolution boulimique du nombre de divorces

 
En parallèle avec la diminution du nombre de mariages, l'augmentation des divorces qui  met en cause le bien-fondé de la décision du mariage et donne une grande importance au choix du partenaire. Elle dénote aussi un niveau d'exigence de plus en plus élévé de part et d'autre. D'un point de vue statistique, il est intéressant d'observer " le taux de divorce par durée du mariage " qui correspond au nombre de divorces prononcés chaque année pour un effectif initial de 1 000 mariages. Ainsi pour 1000 mariages en 1974, le nombre moyen de divorces après juste 3 ans de mariage était de 8,9. Mais en 2004, il est de 24,5. Toujours pour 1000 mariages en 1974, le nombre moyen de divorces après juste 20 ans de mariage était de 3,2  et en 2004, il est de 11. En France, le nombre de divorces est en 1990 de 105 813 contre 125 175 divorces en 2003.
 

Mais le mariage, c'est la fête !                       

 
Après une période d'union libre ou de PACS, le mariage demeure chez les jeunes un engagement officiel, joyeux et festif. Si les mariages en France n'avaient cessé de diminuer après les années 70, la tendance semble depuis se stabiliser autour de 270 000. Un chiffre plutôt optimiste dû aux remariages de personnes veuves ou divorcées, remariages en nette augmentation, alors que les premiers mariages diminuent, tout en restant largement majoritaires  avec 8 mariages sur 10.
 
C'est donc  un mariage plus vieux mais un mariage heureux ! Oui, les longues études, la recherche d'un travail, d'une stabilité, les exigences affectives et intellectuelles... tout tend à repousser l'âge du mariage. Mais ce que célèbre le mariage désormais, c'est bien la réussite de l'union et sa reconnaissance publique, après quelque temps sinon quelques années de vie commune et ainsi une fois sur dix, le mariage est l'officialisation d'un couple vivant déjà ensemble. Trois fois sur dix, il intervient après la naissance des enfants. Dans un cas sur trois, il s'agit d'un remariage, en progression due à l'allongement de la durée de vie et à l'augmentation des divorces.
 
L'amour est toujours la première raison de se marier, bien avant le désir de fonder une famille (28 % des cas) et devant la conviction religieuse (9%).
 
Le mariage est votre évènement
 
Fini le mariage discret ou dans l'intimité car l'événement est d'importance : il réunit la famille et les amis. La fête devient l'élément essentiel du mariage. Le budget moyen d'un mariage a ainsi augmenté d'environ 11,4 % en 2005 par rapport à 2003. Les futurs mariés désirent aussi recevoir de plus en plus de monde à leur réception, qui se déroule huit fois sur dix un samedi entre mai et septembre et réunit en moyenne 80 invités pour un budget de 7000 à 10 000 €.  La robe de mariée est plébiscitée par 70% des mariées : elle est longue, blanche ou ivoire ; la couleur fait une apparition encore timide depuis quelques années. Quant aux mariés, ils n'hésitent pas à 70%  pour acquérir un costume spécifique pour ce grand jour, abandonnant le simple costume de ville. Tout comme la traditionnelle liste de mariage qui perd de son attrait, au profit du financement du voyage de noces.
 
D'amour et d'eau fraîche ?
 
Maintenant pour ces nouveaux mariés, c'est d'amour et de fêtes, je vous le dis.
 
Véro

Publié par VEROLJV à 13:01:10 dans Organisation de mariage | Commentaires (0) |

Le mariage porte-bonheur | 29 octobre 2006


Je réalise avec mon entreprise des mariages porte-bonheur. Bien sûr, il pourrait ne s'agir que d'un thème, que j'affectionne particulièrement, avec un décor, des intentions : le porte-bonheur est là, sous des formes multiples.

Mais à vrai dire, c'est dans l'organisation même du mariage, l'orchestration de son émotion, que se révèle à mes yeux tout le sens du mariage porte-bonheur.

Bon, pour rester au niveau de l'objet, chacun peut conférer à un quelconque objet, un pouvoir.

Les plus classiques, où plutôt ceux que j'aime bien : le trèfle à 4 feuilles, la coccinnelle et le fer à cheval. Bon, m'enfin, pour vous faire une confidence sur ce dernier objet, c'est plutôt le cheval en entier que j'aime, je suis une grande passionnée d'équitation.

"Petite bête à bon Dieu, fera-t-il beau demain ?".

La coccinelle, c'est vraiment mimi. Au Moyen-Age, la coccinelle était déjà qualifiée de 'bête à bon Dieu'. Les Anglais l'appellent : "oiseau de la Vierge", les Allemands : "petit veau du Seigneur", et les Italiens : "poulette de la Madone", c'est dire que ce joli insecte a toujours été considéré par les hommes comme un véritable porte-bonheur.

Est-ce parce que sa larve mange les pucerons nuisibles aux plantes, parce qu'elle arrive dès le printemps ou encore que sur son dos, on peut imaginer, dessinée par les points noirs, la lettre grecque tau, symbole de la croix ? Et pourtant, elle n'a rien d'un ange car, autant au stade larvaire, qu'à l'état d'imago, c'est une prédatrice redoutable et vorace, que dis-je, la terreur des cochenilles, pucerons et acariens. En ce sens, elle rend des services inestimables aux cultures, et est souvent utilisée dans la lutte biologique. Son action est moins rapide que celle d'un insecticide, mais elle est plus sélective et malgré tout efficace.

Faut savoir que ce coléoptère de la famille des coccinellidés comporte pas moins de 5000 espèces dans le monde entier, coccinella septempunctata (à 7 points noirs) est probablement l'insecte le plus populaire.

Elles sont différentes par la taille, la couleur et le nombre de points dessinés sur leur dos et ce nombre varie de 2 à 24 ! En tout cas, si une coccinelle se pose sur vous, c'est un signe de chance. Comptez les points noirs qui piquent le rouge de ses ailes : autant de mois de bonheur en perspective !

La coccinelle

Elle me dit : Quelle chose
Me tourmente. Et j'aperçus
Son cou de neige, et, dessus,
Un petit insecte rose.

J'aurais dû - mais, sage ou fou,
A seize ans on est farouche,
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l'insecte à son cou.

Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche franche était là:
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle;
Mais le baiser s'envola.

-Fils, apprends comme on me nomme,
Dit l'insecte du ciel bleu,
Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l'homme.

Victor HUGO

Pour le trèfle à quatre feuilles, en le portant sur soi, on s'attire espoir, foi, amour et chance, quatre pouvoirs correspondant chacun à une feuille. Les origines sont multiples et remontent aux références bibliques, il semblerait qu'Eve portait un trèfle magique quand elle fut chassée du paradis. Dans une autre époque, les chevaux de Zeus tiraient toute leur force du trèfle. Et même pour les druides celtiques, cette plante était sacrée car elle éloignait les mauvais esprits de son heureux propriétaire. A vrai dire et pour tout dire, ne serait-ce simplement pas grâce à sa rareté que le trèfle à quatre feuilles doit son statut de porte-bonheur ?. D'ailleurs, si si, moi foi de Véro, j'en ai un, enveloppé dans son précieux papier protecteur. Mais au fait, où donc l'ai-je rangé ?

Bien sûr, au rang des symboles porteurs de chance, nous pourrions encore citer l'étoile, les chiffres, l'abeille, le muguet, les pierres précieuses... et bien d'autres encore !

Mais ne pas perdre de vue que ces supports de la chance ou objets pour se rassurer, ne sont que les artifices du BONHEUR que vous pouvez cultiver, dans votre foi, dans vos passions, mais surtout et avant tout, dans votre amour. Allez, une coccinelle porte-bonheur à adopter, ça vous tente ?

Publié par VEROLJV à 10:03:18 dans Organisation de mariage | Commentaires (0) |

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