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Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive, hâtons-nous, jouissons ! | 21 novembre 2006

 



Et voilà le salon du mariage clôturé ! De nombreuses propositions à réaliser donc dans les jours qui viennent, comme des chemins exploratoires pour des vies de bonheur. C'est à chaque fois pareil, je suis émerveillée par ces jeunes, le plus souvent, qui main dans la main, l'amour qui respire, se promènent, sans trop avoir l'air de s'intéresser, qui subrepticement se saisissent d'une documentation, ou la reposent avec douceur. Lequel des deux a insisté pour venir, commun accord ? Le plus souvent, leur projet de vie, de bonheur, n'a pas encore le stade de la maturité, et c'est plus pour voir, prendre des idées, quelque part aider à se projeter, dans ce qui sera l'engagement d'une vie à deux. Ce n'est pas pour ces amoureux, le salon de la décision, mais plutôt un pas, parfois même un premier pas, vers sa concrétisation. Magnifique ce salon du mariage, où à mon stand, outre le défilé de robes de mariées quelque peu statiques sur de jeunes mannequins pourtant bien professionnelles, j'ai donc assisté à un défilé de futurs candidats au mariage. Emouvant. Snif.



Véro. http://www.ljv-evenements-organisation.com/



Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?



Ô lac ! l'année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu'elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m'asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s'asseoir !



Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l'écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.



Un soir, t'en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n'entendait au loin, sur l'onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.



Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos
Le flot fut attentif, et la voix qui m'est chère
Laissa tomber ces mots :



« Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !



« Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent,
Oubliez les heureux.



« Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l'aurore
Va dissiper la nuit.



« Aimons donc, aimons donc ! de l'heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive;
Il coule, et nous passons ! »



Temps jaloux, se peut-il que ces moments d'ivresse,
Où l'amour à longs flots nous verse le bonheur,
S'envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?



Eh quoi ! n'en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !



Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?



Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu'il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !



Qu'il soit dans ton repos, qu'il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l'aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.



Qu'il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l'astre au front d'argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.



Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu'on entend, l'on voit ou l'on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !



Lamartine   - Le lac

Publié par VEROLJV à 07:57:11 dans Organisation de mariage | Commentaires (1) |

J'adore les pièces montées ! | 18 novembre 2006

 

Ah, la pièce montée ! Hum ... Ah ! Oh ...! Hummmmmmmmmm.
 
Cet assemblage est bien la pâtisserie emblématique du repas de mariage. C'est le dessert de circonstance. C'est le symbole de l'union, la pièce montée est le gâteau que l'on attend de découvrir avec impatience et que l'on déguste ou croque par petits morceaux. Une pyramide douce et magnifique, comme la vie que les mariés vont se construire au fil des ans. Et pour accompagner cette œuvre ... une chanson d'amour, pas n'importe laquelle ... la vôtre.
 
Bon, déjà, il est souhaitable de commander aussi d'autres types de gâteaux pour ravir et assouvir tous vos invités.  Mais, à mes yeux, cette pyramide de pièces d'un même puzzle ne doit pas symboliser l'amour, en tout cas pas l'Amour. Imaginer en tout premier lieu qu'un maladroit (on ne peut pas imaginer une maladroite), vienne à nous la renverser,  certes malencontreusement, cette symbolique. Et puis c'est très Kitch aussi, ce socle, ces accessoires de soutien et de décoration comme ces figurines de mariés en plastique peint,
 
Je vous le dis, il convient avant tout de penser ces jolis gâteaux, composés de pleins petits choux à la crème et de nougatine, comme une œuvre d'art de nos artisans, et bien sûr, une œuvre belle et solide ! C'est pourquoi, si vous faites appel à un traiteur pour gérer votre menu, il est aussi possible et souvent souhaitable de faire appel à un pâtissier extérieur pour votre pièce montée. Pour cela, penser à négocier avec votre traiteur le montant d'un menu sans dessert.
 
On compte souvent quatre choux par personne, dégustés une flûte de champagne à la main, accompagnés d'un moment fort et mis en scène : musique, ambiance lumineuse, photos, rire, et sourires complices. C'est  donc avant tout un plaisir : plaisir des yeux, plaisir du goût, pour cette pâtisserie de circonstance, c'est le plaisir de l'instant, qui s'imprègnera dans la mémoire, comme l'éclat d'une flamme, un moment clé, un instantané de bonheur et de gaïté.
 
J'ai FAIM !
 
Pour vous mettre l'eau à la bouche, un extrait d'œuvre classique, tiré de Madame Bovary de Gustave Flaubert.
 
" C'était sous le hangar de la charretterie que la table était dressée. Il y avait dessus quatre aloyaux, six fricassées de poulets, du veau à la casserole, trois gigots et, au milieu, un joli cochon de lait rôti, flanqué de quatre andouilles à l'oseille. Aux angles, se dressait l'eau-de-vie, dans des carafes. Le cidre doux en bouteilles poussait sa mousse épaisse autour des bouchons et tous les verres, d'avance, avaient été remplis de vin jusqu'au bord. De grands plats de crème jaune, qui flottaient d'eux-mêmes au moindre choc de la table, présentaient, dessinés sur leur surface unie, les chiffres des nouveaux époux en arabesques de non pareille. On avait été chercher un pâtissier à Yvetot pour les tourtes et les nougats. Comme il débutait dans le pays, il avait soigné les choses ; et il apporta, lui-même, au dessert, une pièce montée qui fit pousser des cris. À la base, d'abord c'était un carré de carton bleu figurant un temple avec portiques, colonnades et statuettes de stuc tout autour dans des niches constellées d'étoiles en papier doré ; puis se tenait au second étage un donjon en gâteau de Savoie, entouré de menues fortifications en angélique, amandes, raisins secs, quartiers d'oranges ; et enfin, sur la plate-forme supérieure, qui était une prairie verte où il y avait des rochers avec des lacs de confiture et des bateaux en écales de noisettes, on voyait un petit Amour, se balançant à une escarpolette de chocolat, dont les deux poteaux étaient terminés par deux boutons de rose naturelle, en guise de boules, au sommet. ".
 
Il y a là énumération dans la description, d'abord de la table, puis de la pièce montée, lors des noces d'Emma Bovary. Il y a bien l'abondance décrite, mais surtout effacement de toute présence humaine, de tous sujets (" on "). Ce qui est mis en évidence ici, c'est bien l'animation de la matière.

Et vous noterez avec quelle finesse, il est fait de l'utilisation de trois lexiques spécialisés : celui de la charcuterie, afin de produire un effet de réel, celui de l'abondance et enfin le lexique spécialisé de l'architecture.

Bien sûr, il s'agit d'une description en partie ironique, car on y parle de ce qui est rural (" On avait été chercher un pâtissier à Yvetot pour les tourtes et les nougats. Comme il débutait dans le pays ...), et ce caractère dérisoire de la pièce montée, décrite avec des termes de l'architecture de l'Antiquité et Moyen Âge, puis cet aspect final, clin d'œil au romantique.

Sans m'étaler, voilà une fort belle oeuvre d'art, finement ciselée


La pièce montée est aussi, une oeuvre d'art.


Véro http://www.ljv-evenements-organisation.com/

Publié par VEROLJV à 11:18:15 dans Organisation de mariage | Commentaires (2) |

Une fille de FEU au salon du Mariage | 14 novembre 2006

Quelqu'un demandait  au poète Blaise Cendrars si ses récits autobiographiques étaient vrais, il répondait :

"Mais non, bien sûr, et cela n'a d'ailleurs aucune importance. Il faut que tu comprennes que ce qui importe c'est... la locomotive. Je veux dire avancer. Ce que tu mets dans la machine importe peu pourvu qu'elle marche et si possible que dans ton ventre cela soit un feu d'enfer."



Bon, quant à moi, je m'active je m'active. Et oui, c'est toujours comme ça, les veilles de salon, salon du mariage oblige. Alors je m'active je m'active. Et parfois, je prends le temps. Juste le temps. De poser un regard, sur l'enfant là, voir son sourire pousser. De poser un regard là, sur un paysage qui m'est pourtant si quotidien et que j'ai l'air de découvrir, comme une première fois. Comment dire, c'est pas une vision plus aiguë de la vie, des choses qui m'entourent. Non c'est l'enthousiasme qui me transporte.



Fêtes

La Valse est jolie,
Les grands élans du coeur aussi,
Rues,
Une roue valsait éperdument.
Des roues, des robes, des chapeaux, des roses.
Arrosée,
La plante sera prête pour la fête à souhaiter.



Malice

On dit que la robe des robes partout se pose et se repose,
que la toilette est aux yeux du dimanche,
que le repos suit la pente des bras.
Toilette fine pour visites, propreté chez les autres, robe de tenue droite.
Robe mise, porte ouverte ; robe ôtée, porte fermée.

P. Eluard




Véro http://www.ljv-evenements-organisation.com/

Publié par VEROLJV à 21:42:58 dans Organisation de mariage | Commentaires (0) |

Mariage, sexe, amour. | 13 novembre 2006


Une publication anglaise, oui leur Top Santé Magazine, exposait récemment que les femmes mariées ou vivant en concubinage apprécient davantage leurs relations sexuelles. En effet, selon cette étude très poussée, deux-tiers des femmes mariées bénéficient de rapports plus excitants avec leur partenaire fixe. Dans le même article, il est mentionné que seulement 13% des femmes ont connu le 7eme ciel en étant célibataires mais plus une fois mariées ! Et même que ... seulement 9% connaissent des moments de rêve avec leur amant lors d'une relation extra-conjugale.

Et oui, c'est ainsi que la majorité des femmes interrogées déclarent se sentir plus satisfaites avec leur partenaire fixe dans le cadre du mariage ou d'une relation longue et stable. Donc, selon ces épouses, certes anglaises, la confiance en un partenaire stable est le garant d'une vie heureuse.

La stabilité s'entend forcément dans la durée. Mais il semblerait que chaque composante du couple aspire pourtant à des objectifs bien contraires !

Ainsi le sociologue Kauffmann dans son livre «Premier matin » met en évidence que le couple est d'une part, un lieu de confort identitaire où le partenaire peut se reposer de la société si exigeante si agressive ; d'autre part, le couple doit poursuivre sa démarche amoureuse, permettre à l'autre de se réaliser et de s'accomplir. Et cela rompt avec la notion de confort, au sens routine du terme.

Pour un autre auteur, Serge Hefez, dans « La danse du couple », le couple est pour l'homme, le repos du guerrier, un endroit d'où il part à la conquête du monde. Pour la femme, le couple est une attente en soi, un but dans lequel elle investit. Elle a besoin de nommer, l'homme de vivre.

C'est bien là toute l'ambiguë ambivalence du couple. Et la porte d'entrée, le scellement du couple, est bien le mariage.

Ainsi germa l'amour dans mon âme surprise ;
Je croyais ne semer qu'une fleur de printemps :
C'est un grand aloès dont la racine brise
Le pot de porcelaine aux dessins éclatants.

GAUTIER Th., Poésies, « Le Pot de fleurs »



Véro

Publié par VEROLJV à 22:36:21 dans Elle & Lui | Commentaires (0) |

Sur les pas de l'amour, poésie | 11 novembre 2006


Ah, la mi-novembre !
C'est l'un des mois de l'année ... que j'aime le moins ... le début du froid, des premiers frimas, alors que moi, je préfère de beaucoup la douceur. Bon, pas une raison pour rester enfermée, au contraire, je bouge ... direction le Jump là juste à coté. Mais bon, je vous invite, venez, bougez avec moi, et faisons un vœu ... riche de douceurs, et suivez mes pas !

Véro

... Vœu

Je voudrais pour tes yeux la plaine
Et une forêt verte et rousse
Lointaine
Et douce
A l'horizon sous un ciel clair,
Ou des collines aux belles lignes
Flexibles et lentes et vaporeuses
Et qui sembleraient fondre en la douceur de l'air,
Ou des collines
Ou la forêt...

Je voudrais
Que tu entendes
Forte, vaste, profonde et tendre,
La grande voix sourde de la mer
Qui se lamente comme l'amour ;
Et, par instant tout près de toi,
Dans l'intervalle,
Que tu entendes,
Tout près de toi,
Une colombe dans le silence,
Et faible et douce,
Un peu comme l'ombre,
Que tu entendes
Sourdre une source.

Je voudrais des fleurs pour tes mains,
Et pour tes pas
Un petit sentier d'herbe et de sable,
Qui monte un peu et qui descende
Et tourne et semble
S'en aller au fond du silence,
Un tout petit sentier de sable
Où marqueraient un peu tes pas, nos pas
Ensemble !

Henri de Régnier Les Médailles d'argile

Publié par VEROLJV à 16:38:08 dans Elle & Lui | Commentaires (1) |

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