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L'Arbre de Noël et le Mariage | 23 décembre 2006

 
Si votre mariage a lieu en décembre, pour une raison x ou y, ou parce que c'est votre choix, il est bien sûr possible pour votre grand jour, d'opter pour un mariage Magie de Noël.
 
Vous bénéficierez déjà de toutes les décorations en place, sapins, guirlandes, crèche à l'église... ce qui donne déjà une grande douceur à ce jour. A vous de créer une ambiance chaleureuse avec par exemple l'apport de minuscules lumières blanches en guirlandes. Pensez aussi à favoriser les couleurs comme le vert profond et le rouge-bordeaux.
 
Plus en janvier, le mariage sur le thème Flocons de Neige sera de bon aloi. Tout le monde peut porter du blanc, y compris les mariés, les témoins, les mamans et les grands-mères. Bien sûr, éviter la cacophonie des blancs et privilégier donc l'harmonie, en commençant par la robe de la mariée. Imaginez votre salle, avec de grands cristaux de glace...
 
Ne pas non plus tomber dans l'excès, vers un mariage à la mode esquimau (quoique pour la nuit de noces, ça doit être top). Il convient de s'amusez-vous, mais toujours toujours, le faire avec goût !
 

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L'Arbre de Noël et le Mariage de Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski (1848)
 
Ces jours-ci, j'ai vu un mariage... ou plutôt non ; je vous parlerai de l'arbre de Noël. La cérémonie que je viens de voir était splendide : elle m'a beaucoup plu, mais l'autre fête avait été bien plus intéressante encore ; et vous verrez pourquoi ce mariage m'a rappelé l'arbre de Noël.

Donc, il y a de cela cinq ans environ, j'assistais à une fête donnée à l'occasion de Noël. Le personnage qui m'avait invité était un homme d'affaires important, disposant de capitaux, de protections et de relations. De sorte que cette réunion de bambins n'était, au fond, qu'un prétexte choisi par les parents afin de discuter des questions d'intérêts comme par hasard et de façon inattendue.

Comme je suis étranger aux affaires, j'avais passé ma soirée un peu à l'écart de ces débats, m'occupant surtout à regarder et observer.
Aussi ne fus-je pas long à remarquer un autre invité qui, tout comme moi, semblait être tombé au milieu de cette fête d'une manière assez intempestive. C'était un individu de haute taille, maigre, très sérieux et vêtu avec élégance. Il paraissait cependant loin de toute joie, car aussitôt qu'il se fût retiré dans un coin, sa bouche cessa de sourire tandis que ses sourcils noirs et fournis se fronçaient d'une façon inquiétante.

On voyait qu'en dehors de l'hôte il ne connaissait personne dans la salle et que, tout en s'ennuyant, il avait décidé de jouer jusqu'au bout son rôle d'homme heureux.
J'appris plus tard que c'était un provincial qu'une grosse affaire avait appelé dans la capitale. Comme il était porteur d'une lettre de recommandation pour notre hôte, celui-ci le protégeait, sans aucune espèce d'exagération, et, par politesse, l'avait invité à sa soirée enfantine.
 
En dehors de ce personnage, qui prenait ainsi part à la joie familiale du brasseur d'affaires, père de cinq beaux petits garçons bien nourris, mon attention se fixa sur un autre monsieur d'un genre totalement différent.
C'était un dignitaire et on l'appelait Julian Mastakovitch. Ainsi qu'on pouvait le constater de prime abord, on le traitait en invité de marque : il se trouvait être vis-à-vis de l'hôte, dans les mêmes rapports que celui-ci avec l'homme aux favoris.

Les maîtres de la maison ne cessaient de l'accabler de mille et mille prévenances. On le soignait, on le faisait boire et on amenait vers lui nombre de gens pour les lui présenter. Je remarquai même que l'hôte eut des larmes aux yeux lorsque, à la fin de la soirée, Julian Mastakovitch daigna émettre l'affirmation qu'il n'avait, depuis longtemps, passé de moments aussi agréables.

Il me faut avouer la peur que je ressentis de me trouver face à face avec un personnage aussi important. Aussi, après avoir admiré les enfants, je me retirai dans un petit salon et je me réfugiai derrière un massif de plantes, qui occupait près de la moitié de la pièce.

Les enfants qui semblaient n'attacher aucune importance aux recommandations de leurs gouvernantes, ne voulaient certes en rien ressembler aux grandes personnes. Ils me parurent être très gentils ; en quelques minutes, à peine, ils dépouillèrent tout l'arbre de ses bonbons et de ses friandises. Puis ils s'employèrent activement à démolir les jouets, avant même d'apprendre à qui chacun de ceux-ci était destiné.

Un petit garçon aux cheveux bouclés et aux yeux noirs me parut particulièrement agréable : décidé à tout prix à me tuer avec son fusil de bois, il me poursuivit jusqu'à ma cachette. Mais, celle qui attirait le plus mon attention fut sa sœur, âgée de onze ans, belle comme un amour, silencieuse et pâle avec de grands yeux rêveurs. Elle avait sans doute été offensée par quelque bambin, car s'étant réfugiée dans le petit salon où je me trouvais, elle s'y cantonna dans un coin pour s'occuper de sa poupée.

J'avais entendu des invités désigner un riche négociant comme étant son père ; un autre prétendait qu'elle aurait bien trois cent mille roubles de dot. Comme je regardais le groupe ; qui s'intéressait particulièrement à ce dernier renseignement, mon regard tomba sur Julian Mastakovitch. Celui-ci, les mains derrière le dos et la tête penchée sur le côté, écoutait attentivement le bavardage de ces messieurs.
Plus tard, je ne pus qu'admirer la sagesse des hôtes en ce qui concerne la distribution des cadeaux aux enfants. La fillette qui, déjà, avait trois cent mille roubles de dot, reçut la plus belle poupée de la collection et ainsi de suite : la valeur du jouet diminuant en proportion de la moindre importance pécuniaire des parents. Enfin le dernier des heureux fut un petit gamin de dix ans, maigre, roussâtre, la figure couverte de taches de son : il reçut un petit livre de rien du tout, dont le texte parlait de la grandeur de la nature, de larmes, de tendresse, etc., et qui ne renfermait pas même la moindre image.

Je ne fus pas long à apprendre que le petit était fils de l'institutrice des enfants de mon hôte, pauvre veuve qui n'avait que ce garçonnet craintif et hébété.
Il était vêtu d'une malheureuse petite blouse de nankin et, quand il eut pris possession de son cadeau, il erra longuement autour des autres jouets ; on voyait son envie de s'amuser avec les autres enfants, mais il n'osait le faire, se rendant sans doute compte de sa situation inférieure.
J'aime beaucoup observer les enfants et je trouve que ce qu'il y a de plus curieux en eux ce sont justement ces premières manifestations de leur vie indépendante. Je remarquai donc que le petit garçon roussâtre, enthousiasmé par la vue des jouets destinés aux autres enfants et particulièrement par le théâtre où il voulait peut-être jouer un rôle, était parfaitement décidé à accomplir quelques petites platitudes. Souriant, interpellant les autres enfants, il donna sa pomme à un petit gros qui portait déjà un mouchoir rempli de friandises. Plus tard il ne se refusa même pas de servir de monture à l'un de ses camarades à seule fin de ne pas se voir éloigné du théâtre. Mais malgré toutes ces concessions, il reçut bientôt une tripotée d'un garçon plus grand que lui. Cependant n'osant point pleurer, car sa mère, l'institutrice, arrivait et lui ordonnait de ne pas empêcher les enfants de jouer. Après une longue pose vers la porte, il rejoignit la petite fille qui, très bonne sans doute, ne le chassa point et tous deux s'appliquèrent activement à vêtir la belle poupée.

Cantonné depuis une demi-heure dans mon réduit, derrière le massif de plantes, j'étais occupé à écouter la conversation du petit garçon et de la fillette à trois cent mille roubles de dot, quand, soudain, je vis entrer Julian Mastakovitch. Celui-ci, profitant de la bataille qui venait d'éclater entre les enfants dans le grand salon, s'était, lui aussi, réfugié dans le petit. Je venais de l'apercevoir causant longuement avec le papa du futur riche parti et il restait songeur, ayant l'air de compter sur ses doigts.
- Trois cents... trois cents, murmurait-il. Onze... douze... treize... etc.... Seize ! cela fait cinq ans. Admettons quatre du cent... cinq fois douze cela ferait soixante... de ces soixante, admettons que dans cinq ans tout cela fasse quatre cent mille, oui... mais cette canaille ne prête certainement pas à quatre du cent ! Huit et même dix, s'il vous plaît ! Donc, cinq cent mille au bas mot... le restant en chiffons.
Ayant terminé ses comptes, le dignitaire se moucha et voulut déjà quitter la pièce quand soudain son regard tomba sur la petite fille. J'étais sans doute bien dissimulé par les plantes car il ne me vit point, mais je vis aussitôt une singulière agitation se peindre sur ses traits. Était-ce le calcul qui agissait ou bien autre chose ? mais il se frotta les mains avec satisfaction et au moment où il lançait un regard décisif sur la future fiancée, son agitation grandit encore.
Avant de se diriger vers l'endroit où se trouvaient les deux enfants, il inspecta les alentours d'un rapide coup d'œil. Puis, marchant sur la pointe des pieds, comme s'il s'était senti en faute, Julian Mastakovitch s'approcha du petit couple. Un sourire doucereux fleurissant sa figure ronde, il se baissa pour déposer un tendre baiser sur la tête de la fillette.
Celle-ci, qui ne s'attendait pas à cette attaque brusquée, poussa un cri de surprise.
- Et que faites-vous donc ici, charmante enfant ? chuchota-t-il.
Tout en se retournant encore une fois il tapota la joue de l'enfant.
- Nous jouons...
Julian Mastakovitch lança au garçonnet un coup d'œil dépourvu d'aménité.
- Avec lui ?
Puis s'adressant au petit chevalier servant :
- Tu devrais aller au salon, mon petit, dit-il d'un ton sévère.
Voyant que, silencieux, le garçonnet ne le quittait pas des yeux, de guerre lasse, Julian Mastakovitch inspecta à nouveau les alentours et s'inclinant vers la petite fille :
- C'est une poupée que vous avez là, n'est-ce pas, chère petite enfant ?
- Une poupée, répondit la fillette qui, visiblement se sentait mal à son aise.
- Et savez-vous, chère enfant, avec quoi est faite votre poupée ?
- Non, je ne sais pas, répondit-elle la tête baissée.
- Avec des chiffons, petite chérie...
Ici, Julian Mastakovitch lança de nouveau au petit garçon un dur regard.
- Tu devrais aller voir tes camarades, dit-il.
Les deux enfants se serrèrent l'un contre l'autre : ils ne voulaient certes pas se séparer.
- Et savez-vous pourquoi on vous a fait cadeau de cette poupée ? questionna Julian Mastakovitch d'une voix plus basse.
- Je ne sais pas.
- C'est parce que vous êtes une enfant très gentille.
Ce disant, le dignitaire, dont l'émoi n'était plus à dissimuler, regarda tout autour de lui et, baissant de plus en plus la voix qui maintenant tremblait :
- M'aimerez-vous, chère petite fille, si je viens rendre visite à vos parents ?
Julian Mastakovitch voulut encore une fois embrasser la fillette, mais le petit garçon roussâtre, voyant que celle-ci était sur le point de pleurer, la prit par le bras et se mit lui-même à sangloter comme par compassion.
Mon personnage devint rouge de colère.
- Va-t'en d'ici, garnement, cria-t-il. Va-t'en rejoindre tes camarades.
- Non, il ne faut pas qu'il s'en aille ! Partez vous-même, s'écria la petite à travers ses larmes. Laissez-le, laissez-le.
Un bruit à la porte l'ayant fait tressaillir, Julian Mastakovitch se redressa, mais, plus effrayé encore que lui, le petit garçon cherchait déjà à gagner la porte. Il s'en allait doucement, en frôlant les murs. Pour ne pas éveiller de soupçons le dignitaire jugea bon de quitter, lui aussi, le petit salon. Il était rouge comme une écrevisse et s'étant, en passant, regardé dans la glace, il parut tout confus. Avait-il honte de sa précipitation ? Il se pouvait que, le calcul sur les doigts l'ayant séduit, il eût agi comme un gamin en voulant aborder l'objet de ses rêves qui ne pouvaient devenir réalité que dans cinq ans seulement.
Je suivis l'homme respectable dans la salle à manger où je vis un spectacle étrange : pourpre de colère, Julian Mastakovitch cherchait à effrayer le garçonnet, qui ne savait plus où se cacher.
- Que fais-tu ici, garnement ? Va-t-en, va-t'en, indigne, tu voles des fruits ? Va-t'en, va-t'en, miteux, va-t'en, je te dis !
Terrorisé, le petit se décida à une action désespérée : il tenta de se dissimuler sous la table. Mais son persécuteur ayant sorti de sa poche un long mouchoir de batiste, le secouait sous la table en essayant d'atteindre le délinquant.
Il nous faut remarquer ici que Julian Mastakovitch était un homme bien nourri, tout rouge de figure, petit, avec un ventre rond sur des cuisses très grasses.
Transpirant, suffoquant, il se démenait sans résultat. Enfin, possédé par un sentiment de colère et - qui sait ? - de jalousie peut-être, il était devenu autant dire enragé.
N'en pouvant plus, j'éclatai d'un rire homérique. C'est alors que Julian Mastakovitch, qui venait seulement de m'apercevoir, se sentit visiblement très gêné, malgré sa dignité, d'autant plus que l'hôte apparaissait dans la porte d'en face. Le gamin, sorti de dessous la table, essuyait ses genoux. Quant à Julian Mastakovitch il s'empressait de porter à son nez le mouchoir qu'il tenait par un coin.
Étonné de nous avoir rencontrés tous les trois dans une situation aussi étrange, l'amphitryon nous regarda d'un œil inquiet ; mais aussitôt en homme qui connaît la vie, il profita de l'occasion qui le rapprochait du dignitaire.
- Et voici le petit garçonnet, dit-il en désignant le petit rouquin ; c'est de lui que j'ai eu l'honneur de vous entretenir...
- Ah, ah ! fit Julian Mastakovitch, qui n'était pas encore revenu de son émotion.
- C'est le fils de notre institutrice, continua l'autre, en employant un ton de solliciteur, pauvre veuve d'un fonctionnaire honnête ; et voilà pourquoi Julian Mastakovitch, s'il était en votre pouvoir...
- Ah !... non, non, interrompit vivement le petit homme rond ; non, non, excusez-moi, Philippe Alexiéivitch, c'est impossible. Je me suis déjà renseigné. Il n'y a pas de place, et s'il y en avait une, il y a déjà dix candidats ayant plus de droits que lui. Très navré, très navré...
- C'est dommage, dit l'hôte. C'est un petit garçon très gentil, silencieux, obéissant...
- Un petit polisson, je crois, répondit Julian Mastakovitch la bouche tordue dans un rictus mauvais ; va-t'en, qu'est-ce que tu as à rester là ? Va-t en retrouver tes camarades.
Ne pouvant plus se retenir, le dignitaire me lança un coup d'œil inquiet.
Quant à moi, sentant qu'il m'était impossible de paraître indifférent, j'éclatai de rire dans la figure de l'homme rondelet, ce que voyant celui-ci se retourna pour demander à l'hôte quel était cet étrange jeune homme.
Ils murmurèrent quelques mots entre eux et sortirent.
À mon tour, je retournai au salon. Le grand homme, flanqué de l'hôte et de l'hôtesse, entouré des pères et des mères de famille, parlait avec emphase à une dame devant laquelle on l'avait amené. Celle-ci tenait par la main la petite fille avec qui, dix minutes auparavant, Julian Mastakovitch avait eu la scène décrite ci-dessus.
Maintenant il se répandait en compliments sur la beauté, les talents et la bonne éducation de l'enfant. La mère écoutait tout cela les larmes aux yeux. Je vis aussi que les lèvres du père tremblaient dans un sourire ému, tandis que notre amphitryon ne pouvait pas cacher la joie que lui causaient ces épanchements. Les invités eux-mêmes se joignaient à cet enthousiasme et les jeux des enfants avaient cessé pour ne pas déranger la conversation. Jusqu'à l'air de la salle qui paraissait saturé de respect.
J'entendis que la mère de l'enfant, émue jusqu'au fond de l'âme par les compliments qui lui avaient été prodigués, invitait en termes choisis le grand homme à bien vouloir honorer leur maison de sa précieuse amitié. Julian Mastakovitch répondit avec une émotion sincère et les invités se répandirent aussitôt en d'infinis éloges de l'hôte, de l'hôtesse, du négociant, de sa femme, de leur petite fille et surtout de Julian Mastakovitch.
- Ce monsieur est-il marié ? demandai-je aussitôt à l'un des convives qui se trouvait le plus près de Julian Mastakovitch.
L'homme rondelet qui avait sans doute entendu ma question, me mesura d'un regard mauvais.
- Non, répondit mon voisin, très vexé de cette question qu'il estimait indélicate, et que j'avais lancée avec intention.
Or, il y a quelques jours, je passais devant l'église, quand mon attention fut attirée par un grand rassemblement de voitures. Une foule stationnait sur la place. On parlait d'un grand mariage. La journée était sombre, la neige tombait imperceptiblement. Pris de curiosité je pénétrai dans le temple et du regard je recherchai le fiancé : c'était un petit homme rond ? bien nourri, pourvu d'un ventre proéminent et portant de nombreuses décorations. Il courait, se démenait, donnait des ordres. Enfin, un murmure s'éleva parmi l'assistance : on venait d'introduire la fiancée.
Jouant des coudes, je pris place au premier rang et mon regard tomba sur une beauté splendide, à l'aurore de son printemps. Elle était cependant pâle et triste. Son regard distrait errait sur l'entourage et il me sembla que ses yeux étaient rouges de pleurs. La pureté antique de ses traits donnait à sa beauté un aspect indiciblement solennel. Mais perçant à travers cette sévérité et cette tristesse, quelque chose d'enfantin et d'infiniment naïf semblait demander grâce. On disait qu'elle avait à peine atteint sa seizième année.

Ayant regardé le fiancé, je reconnus en lui le brave Julian Mastakovitch que je n'avais pas revu depuis cinq ans. Puis mon regard retourna vers la jeune fille et...
Mon Dieu !... sans chercher à voir davantage je me précipitai vers la sortie, poursuivi par le vague murmure de la foule entassée.
- La fiancée a bien cinq cent mille roubles de dot... sans compter les chiffons !... entendis-je.
Une fois dans la rue je songeai :

- Le calcul avait été juste !...

 

Publié par VEROLJV à 10:41:59 dans Organisation de mariage | Commentaires (0) |

Pourquoi toi ? Pourquoi moi ? | 19 décembre 2006


Amour toujours, certains disent. Pour d'autres, Amour encore. Le texte à suivre d'Hervé Bazin, extrait de "Ce que je crois " aux éditions Grasset, a une manière subtile de poser la réflexion. Nous ne dépendons pas de toujours mais d'encore ...

Est-ce significatif ? Nous n'avons pas en français l'équivalent de to love, to like. Il nous faut avec le même verbe aimer notre femme et la tarte aux pommes, notre pays ou seulement le paysage, nos enfants ou les jeux de cartes. Nous devons avec le même substantif surveiller notre amour-propre, faire l'amour à notre maîtresse ou répondre à l'amour de Dieu.

Au fond, il est angoissant de ne pouvoir répondre aux questions : Pourquoi toi ? Pourquoi moi ? C'est peu de dire que l'amour, comme Dieu, ne se prouve pas, mais s'éprouve. Il n'a pas plus de raisons de nous échoir que la graine n'en a de tomber là où le vent la porte. En fait, comme la plante née de cette graine, il n'est légitimé que par ses racines : qui lui donneront des raisons de durer.

Vous plaidez donc maintenant pour la fidélité ? me direz-vous. Je ne plaide pour rien. Je connais des ménages absolument fidèles qui sont des enfers de rancune et d'ennui. Je connais des couples solides pour qui l'amour passe par une double liberté. C'est l'affaire de chacun. Cependant. pour ma gouverne - et l'âge ici s'alliant à l'expérience - je trouve bien facile de prétendre que l'amour est une gravitation, que l'essentiel est de ne pas sortir de l'orbite forcément perturbée par tout ce qui nous frôle ; que ce bonhomme, avec sa prise mâle toujours en quête d'une prise femelle pour mettre en marche son appareil, il n'est pas mauvais de le désaliéner de temps à autre, de le vacciner par de petits écarts contre de plus grandes tentations...

Je ne suis pas sûr que " ça ne tire pas à conséquence ". Et surtout il m'est venu du respect pour l'amour. Au moins autant que pour la justice. Un sentiment qui rend un être différent de tous les autres, qui vous permet de vous sentir exister sur le mode majeur, ça mérite une extrême attention. Donc, une discipline. Si tu ne veux la perdre, tu ménageras celui en qui ta joie demeure, dit l'Ecriture. Ne souriez pas. Si ma citation a changé de contexte, elle s'applique à merveille ; et son aspect religieux ne laisse pas de suggérer que la différence entre les instables et les constants vaut celle qui partage les agnostiques et les croyants.

Certain que l'amour existe " pour l'avoir rencontré ", je suis cette fois parmi les croyants. Je le tiens de la loterie des rencontres, comme tout le monde. Mais je le maintiens contre elle. L'amour, né du hasard, a ce curieux privilège, si je le veux, d'abolir le hasard.


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Publié par VEROLJV à 19:31:39 dans Elle & Lui | Commentaires (0) |

La robe de mariée | 17 décembre 2006

 


Ce n'est pas une robe de star, c'est juste la robe qui fera de vous, la reine de la journée. Avec cette tenue qui sera la plus regardée ... et admirée. Et elle est là, pour vous, petite ou grande, menue ou non.

Pour réussir son choix, il convient de s'y prendre plus de six mois avant le jour M. Et choisir son style : classique, romantique à souhait ... ou excentrique.

Ensuite, vous la choisissez longue ou courte, blanche ou de couleur.

Deux grandes possibilités s'offrent alors à vous : la boutique spécialisée dans la robe de mariée, ou les créateurs de robes. Dans le premier cas, vous serez conseillez en fonction de votre personnalité, de ce que vous aimez et bien sûr, de votre budget. Si vous avez une idée précise de ce vous voulez, ou si vous êtes bien accompagnée, comme c'est mon métier, vous pouvez alors vous adresser à un créateur qui pour vous, sculptera la robe de vos rêves.

Les tendances actuelles s'orientent vers des robes droites, plutôt moulantes et donc sans jupons. Très appréciées aussi, les jupes avec des volants superposés, qui donnent une innocente impression de légèreté.

Quant à la matière, toujours classique : soie, tulle, organza ou taffetas. Classique aussi la couleur, avec l'ivoire, le blanc crème ou le cappuccino. Même si, depuis peu, le vert, le rouge et le bordeaux font, en partie ou en totalité, leur apparition.

Enfin, derniers éléments à ne pas oublier : les accessoires. Ils sont les garants de votre mise en valeur : gants, coiffe, bijoux ...

Mais souvenez-vous, la robe de mariée demeure toujours l'alliance de votre beauté et de votre personnalité.

Il existe aussi une mode, une tradition ou une coutume, venue tout droit de Grande-Bretagne qui dit : « something old, something new, something borrowed, something blue ». Ce qui, en bon français veut dire que, le jour de son mariage, notre future mariée se doit de porter sur elle : quelque chose de vieux, quelque chose de nouveau, d'emprunté et de bleu ... Sont fous ces anglais !


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Publié par VEROLJV à 20:31:33 dans Organisation de mariage | Commentaires (0) |

Les alliances en Or | 14 décembre 2006


L'union - le mariage - trouve sa force symbolique dans l'alliance ... les alliances en or.


Celles-ci remontent à l'antiquité et ce cercle vertueux signifie "mon amour n'aura jamais fin". C'est bien entendu, cette forme cerclée qui illustre le caractère sans fin. Tout comme l'or évoque la pureté et aussi la solidité. Quel beau symbole donc pour parler et vivre l'amour !


L'alliance est traditionnellement portée à l'annulaire gauche, doigt qui, selon les légendes égyptiennes puis romaines, se trouve placé sur le chemin de la "Vena Amoris" ("Veine de l'Amour") qui mène directement au cœur... Puis peu à peu, les bagues se sont portées sur une main ou l'autre, à différents doigts, manque de veine. Ces alliances qui symbolisent votre amour, ne doivent jamais se quitter.


Comment faire son choix ? Prendre le temps des vitrines des bijoutiers, regarder, rechercher, une fois décidés, entrez ! Attention aux grosses remises, elles peuvent cacher de grosses déceptions .. pffff ... en terme de qualité de bijoux évidemment.


Actuellement, ce qui est 'tendance', c'est l'or blanc pour les alliances.


Et moi, j'ai un faible pour les alliances en or jaune serties de diamants ... Métal et pierre, ce monde rayonnant de métal et de pierre...« j'aime à la fureur ... les choses où le son se mêle à la lumière ». Les bijoux sont un savant mélange de lumière et de sons, n'est-ce pas ?


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Mais de vous , elle attend bien plus que des baisers,
De lui glisser l'alliance au doigt
Vous serez obligé !
Ce bijou ne sera qu'une avance,
Songez! de combien sera la dépense
Si aussi grand est son besoin
Que ne l'est sa beauté.
De vous lier à son corps ne vous sera point donné,
Si vous n'êtes mon ami, qu'un simple écuyer.


Chantal Caublot,
Extrait du livre "J'ai besoin  de toi comme j'ai besoin de pain , paru aux éditions Saint-Germain-des-prés , diffusion le Cherche-midi , en 1983



Publié par VEROLJV à 16:03:50 dans Organisation de mariage | Commentaires (0) |

Fragments d'amour | 09 décembre 2006


Les amours lointains, ou qui s'éloignent nous donnent des chansons d'amour souvent très poignantes. Comme le noir existe par rapport au blanc, la matière par rapport au vide, le bien et le mal, le paradis et l'enfer, l'amour et la solitude du coeur ... moi, j'aime à apprécier ces contrastes, reliefs de la vie, comme le sucré et le salé.

Dites moi, vous, ces morceaux qui vous touchent, qui vous enouragent à aimer encore davantage ...  Et voyez combien, mème de quelques vers, leur force est là !


Est-ce que j'en ai les larmes aux yeux
Que nos mains ne tiennent plus ensemble
Moi aussi je tremble un peu
Est-ce que je ne vais plus attendre


Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves,
Tu viendras toujours du côté
Où le soleil se lève,
Mais puisqu'on ne vivra jamais tous les deux,
Puisqu'on est fous, puisqu'on est seuls,
Puisqu'ils sont si nombreux ...


Je ne vais plus pleurer
Je ne vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien


Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur


Quand on te descendras en terre,
Ne panique pas.
Tu sentiras que je suis là
Alors appelle-moi
Tout recommencera.


Le ciel bleu sur nous peut s'effrondrer
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant que l'amour inondera mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importent les problèmes
Mon amour, puisque tu m'aimes...


L'autre qu'on adorait qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit


Oh! Je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui


J'ai compris les mots, j'ai bien compris, merci
Raisonnable et nouveau, c'est ainsi par ici
Que les choses ont changé, que les fleurs ont fané
Que le temps d'avant, c'était le temps d'avant
Que si tout zappe et lasse, les amours aussi passent
Il faut que tu saches


Ah, tu verras, tu verras,
Tout recommencera, tu verras, tu verras
L'amour, c'est fait pour ça, tu verras, tu verras
Je ferai plus le con, j'apprendrai ma leçon
Sur le bout de tes doigts, tu verras, tu verras


J'avais dessiné sur le sable
Un doux visage qui me souriait
Puis il a plu sur cette plage
Dans cet orage elle a disparu


C'est toi pour moi, moi pour toi, dans la vie
Tu me l'as dit, l'as juré, pour la vie
Et dès que je t'aperçois
Alors je sens en moi
Mon coeur qui bat


Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
Que serais-je sans toi que ce balbutiement


Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis le monde entier.



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Publié par VEROLJV à 00:21:59 dans Elle & Lui | Commentaires (0) |

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